Un mini miracle ?

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JMafille
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Un mini miracle ?

Messagepar JMafille » sam. 3 févr. 2018 23:12

Bonsoir

Sur Dury , le 29-8-1739 ,un enfant mort né à été transporté au calvaire miraculeux d'Arras et ayant donné des signes de vie ,fut baptisé sur le champ rapporté à Dury et inhumé ensuite ! p de d :Cliquer ici

Bonne soirée


=;
cordialement
Jacky MAFILLE
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graffit
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Re: Un mini miracle ?

Messagepar graffit » dim. 4 févr. 2018 21:25

Bonsoir :)

Le calvaire d'Arras est une exception.Habituellement les "sanctuaires à répit" sont dédiés à la Vierge.
Le miracle se produisait toujours.
Selon la croyance populaire en certaines provinces, le « répit » est, chez un enfant mort-né, un retour temporaire à la vie le temps de lui conférer le baptême avant la mort définitive.
L’enfant mort-né est souvent apporté dans les heures suivant l’accouchement, généralement par le père accompagné d’un ou plusieurs voisins. Arrivé au sanctuaire, le corps de l’enfant est déposé devant l’autel de la Vierge, priée avec ferveur par tous les assistants, auxquels se joignent généralement un ou plusieurs prêtres attachés au sanctuaire. On guette le moindre signe pouvant faire croire à un retour temporaire à la vie : coloration du visage, émission d’un souffle, bruit en provenance du petit corps, apparition de quelques gouttes de sang aux narines, etc… Si un de ces événements survient, l’enfant est immédiatement baptisé par un des prêtres présents. La mort définitive survient peu après, mais l’assistance est soulagée : l’âme de l’enfant est désormais en paradis.


Cliquer ici
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Re: Un mini miracle ?

Messagepar JMafille » dim. 4 févr. 2018 23:02

Bonsoir Graffit

graffit a écrit :Bonsoir :)

Le calvaire d'Arras est une exception.Habituellement les "sanctuaires à répit" sont dédiés à la Vierge.
Le miracle se produisait toujours.
Selon la croyance populaire en certaines provinces, le « répit » est, chez un enfant mort-né, un retour temporaire à la vie le temps de lui conférer le baptême avant la mort définitive.
L’enfant mort-né est souvent apporté dans les heures suivant l’accouchement, généralement par le père accompagné d’un ou plusieurs voisins. Arrivé au sanctuaire, le corps de l’enfant est déposé devant l’autel de la Vierge, priée avec ferveur par tous les assistants, auxquels se joignent généralement un ou plusieurs prêtres attachés au sanctuaire. On guette le moindre signe pouvant faire croire à un retour temporaire à la vie : coloration du visage, émission d’un souffle, bruit en provenance du petit corps, apparition de quelques gouttes de sang aux narines, etc… Si un de ces événements survient, l’enfant est immédiatement baptisé par un des prêtres présents. La mort définitive survient peu après, mais l’assistance est soulagée : l’âme de l’enfant est désormais en paradis.


Cliquer ici

Voila un texte qui corrobore l'acte de Dury -Merci :)

Bonne semaine =;
cordialement
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Helene.D
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Re: Un mini miracle ?

Messagepar Helene.D » mer. 7 févr. 2018 11:40

J'ai vu récemment un reportage sur ces sanctuaires de répit qui donne une explication médicale plausible à ces miracles quasi systématiques. Le rituel immuable voulait qu'on dépose le corps de l'enfant sur un autel de marbre et que l'on prie : déposé sur cette plaque froide, le petit corps, au bout d'un temps variable (cf ci-dessous), expulse les gaz qu'il contient, perd sa rigidité cadavérique et peut même émettre des bruits de viscères. Ce "souffle" soudain, "répit entre deux morts" naturel et bien connu des employés de pompes funèbres, était interprété comme un sursaut de vie, et l'enfant était alors immédiatement baptisé.

"Le deuxième temps [NDLR : le temps 1 est le décès] est celui du refroidissement du corps, qui commence immédiatement après le décès, la déperdition de chaleur étant sur un petit corps proportionnellement plus rapide que chez l’adulte. Ce refroidissement s’accompagne d’une contraction générale des muscles qui s’acidifient et, au bout de quelques dizaines de minutes, la rigidité cadavérique apparaît. Refroidissement et rigidité se manifestent plus ou moins vite suivant la saison  : la chaleur accélère le processus, le froid le retarde.
Le retour de la flexibilité du corps et son réchauffement relatif, partiel (ce sont la face et le ventre, qui sont principalement concernés), constituent la troisième étape de cette évolution. L’alcalinité réapparaît progressivement, le laps de temps pouvant varier entre trois à quatre heures et deux jours. C’est alors que commence la décomposition du corps, caractérisée par le relâchement des muscles et des sphincters, la remontée de la partie supérieure du thorax qui fait pression sur l’estomac. Exceptionnellement, des bruits proches du spasme, du gémissement ou du sanglot se font entendre qui proviennent des viscères, de l’estomac ou de la mâchoire qui se décontracte. Les membres bougent, l’œil s’ouvre…
" (travaux de médecine légale, Bernos 1973)
> Ce que soulignait le reportage, c'est que, si le corps est posé sur une surface froide, le relâchement survient alors un peu plus tard, mais plus brutalement, ce qui occasionne systématiquement un mouvement du corps et, beaucoup plus souvent que dans d'autres conditions, les divers bruits cités ci-dessus.

On comprend que de telles manifestations soient de nature à impressionner les témoins, qui y voient le miracle attendu.

Le reportage précisait également que la position de l'église était extrêmement divisée vis à vis de ces sanctuaires à répit : si beaucoup de curés y participaient volontiers, la hiérarchie était plutôt très méfiante, voire hostile, à l'égard de ces pratiques qu'elle disait entachées de magie.

De ce que j'ai également retenu, les sanctuaires à répit vont disparaître à la fin du XIX°, après le concile Vatican I (1869) qui, contrairement à la thèse augustinienne précédente (qui disait que les âmes des enfants non sauvées par le baptême, entachées du péché originel, étaient vouées à l'enfer, ce qui évidemment était une cause de souffrance supplémentaire pour les parents d'enfants morts-nés), réaffirme lui l'existence des Limbes, un état de l'au delà où il n'y a ni récompense ni peine, destinés à recueillir les âmes de ces enfants qui n'avaient pas commis de péché personnel. Ouf !

Et depuis 2007, c'est encore mieux : c'est paradis pour tout le monde, la commission théologique internationale ayant jugé que le concept de "limbes" comme état dans lequel seraient les enfants non baptisés est donc "une vision trop restrictive du salut ", contraire à la nature même de Dieu, miséricordieux et sauveur et à la nature universelle du Salut. (merci wikipédia)

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